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RDC : la CENCO rejette toute révision des articles verrouillés et met en garde Félix Tshisekedi sur la révision de la Constitution

Après l’Église du Christ au Congo (ECC) qui a écouté la majorité et l’opposition, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) s’oppose, à son tour, à toute initiative visant à modifier les dispositions protégées de la Constitution et alerte sur les conséquences qu’un tel processus pourrait entraîner pour le pays.

Raphaël Lumoo 2 min de lecture
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RDC : la CENCO rejette toute révision des articles verrouillés et met en garde Félix Tshisekedi sur la révision de la Constitution

Dans un communiqué rendu public la semaine dernière, dont une copie est parvenue à la rédaction d’akondanews.net_, la CENCO affirme : « Nous pensons que tout passage en force dans cette direction comporte des risques énormes de balkanisation du pays. Nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité de changer la Constitution. La priorité aujourd’hui en RDC, c’est la paix. »

Après avoir écouté un représentant du Parlement congolais, en la personne du Professeur TSHILUMBAI, cadre de l’UDPS, ainsi que M. Delly SESANGA, représentant de l’opposition au sein de la coalition C64, qui est contre le changement de la Constitution, les prélats catholiques appellent également la population à faire preuve de vigilance et à « s’opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modification des articles verrouillés ».

Dans leur message, ils invitent les Congolais à prendre conscience des défis auxquels le pays est confronté : « Regardons où nous risquons d’aller. Le pays va très mal. Mettons-nous debout, dressons nos fronts encore courbés. Il est impérieux de nous impliquer nous-mêmes et de prendre notre destin en main, sinon notre avenir sera hypothéqué pour longtemps », une manière de privilégier l’unité nationale.

Malgré les critiques de la classe politique au pouvoir sur ce processus de révision/changement, dont toute personne y étant favorable est assimilée à un complice de l’agresseur, la CENCO exhorte en outre le président Félix Tshisekedi à respecter le serment prêté « devant Dieu et la Nation », en rappelant son obligation de défendre la Constitution promulguée en 2006, conformément à l’article 74. Selon elle, agir autrement engagerait sa « responsabilité personnelle et historique ».

Les évêques réitèrent leur position exprimée depuis 2018 : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Il s’ensuit que tout président ayant épuisé son deuxième mandat ne peut plus en briguer un troisième. »

Pour rappel, l’Assemblée nationale et le Sénat congolais ont amorcé une étape importante dans cette démarche de révision de la Constitution avec le vote, à l’unanimité, de la loi Ngondakoy, qui consiste en l’organisation du référendum, malgré l’occupation de Goma et Bukavu par l’AFC/M23.

Raphael LUMOO

Akondanews.net

Tags :PolitiqueGouvernance

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