« Notre Libération Est Entre Nos Propres Mains » — Un Discours de Feu à Hambourg pour les 15 ans du Jour de la Libération de l’Afrique
Ce dimanche sur la Rathausmarkt de Hambourg, au cœur de l’une des plus grandes villes portuaires d’Europe, un discours a électrisé la foule rassemblée pour le 15e anniversaire du Jour de la Libération de l’Afrique. Prononcé par un représentant des Jeunes Socialistes, il a mis des mots crus et sans détour sur une réalité que beaucoup préfèrent taire.

Le néocolonialisme appelé par son nom
« Les impérialistes de ce monde ne peuvent et ne veulent pas retirer leurs mains avides du continent africain. »
D’emblée, le ton était posé. L’orateur a dénoncé avec force le système néocolonial qui maintient les anciennes colonies africaines dans une dépendance structurelle, où l’indépendance politique n’est bien souvent que formelle. Derrière les discours sur l’aide au développement et les missions humanitaires, a-t-il martelé, se cachent des intérêts économiques calculés : accès aux ressources naturelles, exploitation de la main-d’œuvre, entretien de dirigeants corrompus et semailles de chaos.
« Ils parlent de démocratie. Mais en réalité, ils cherchent à nous réduire en esclavage. »
Des peuples qui se lèvent
Face à cette oppression systémique, l’orateur a rendu hommage à toutes celles et ceux qui résistent, du continent aux diasporas. Il a cité les massacres dans les mines du Congo, les violences de masse au Soudan où des milliers de femmes se dressent contre les viols et la terreur, ou encore les soulèvements de la jeunesse au Cameroun et au Maroc, réprimés brutalement par des régimes qui savent qu’un peuple libre menace leurs privilèges.
« Les mensonges des impérialistes occidentaux sont désormais dévoilés au grand jour. Et les peuples africains ont consciemment engagé la lutte contre leurs ennemis. »
En Afrique de l’Ouest notamment, il a salué les peuples qui résistent victorieusement à l’impérialisme français, arrachant leur souveraineté dans un élan historique dont la jeunesse est le fer de lance.
Sankara, Lumumba, Nkrumah : des étoiles guides
L’orateur a convoqué les grandes figures tutélaires du panafricanisme révolutionnaire : Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah — trois hommes assassinés pour avoir osé incarner la liberté de leurs peuples. Leur héritage, a-t-il affirmé, continue d’irriguer les luttes contemporaines, du Soudan au Kenya, du Congo à tout le continent.
La libération : une affaire de peuples, pas de sauveurs
Le cœur du message était sans ambiguïté et sans concession à aucun bloc de puissance :
« Aucun impérialiste, aucun capitaliste — peu importe son pays d’origine — ne viendra nous libérer. Ni les États-Unis, ni l’Europe, ni la Russie, ni la Chine. Notre libération est entre nos propres mains. Nous n’avons pas besoin d’être sauvés. »
Une affirmation d’autodétermination radicale, qui a résonné avec force sur la place, sous les drapeaux panafricains aux couleurs rouge, noir et vert.
La solidarité comme boussole
Concluant son intervention, le représentant des Jeunes Socialistes a appelé à une solidarité sans frontières entre tous les opprimés du monde, depuis l’Allemagne et l’Europe :
« En tant que jeunes socialistes, en tant que frères et sœurs de classe, nous devons lutter ici et partout contre toute forme d’oppression et contre chaque forme d’impérialisme. Notre solidarité ira toujours aux opprimés, peu importe le pays. »
En ce 25 mai 2026, à quinze ans d’existence, le Jour de la Libération de l’Afrique à Hambourg a prouvé une chose : le feu de la résistance ne s’éteint pas. Il se transmet, se nourrit et grandit — de génération en génération, de continent en continent.
Reportage : AkondaNews.net — Hambourg, Allemagne, 25 mai 2026
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