Arsenal et le doublé impossible : champions d'Angleterre, Budapest les attend
Par la rédaction | Akondanews – Sport & Passion
22 ans d'attente. Un titre. Et maintenant, l'Europe.
LONDRES — Il y avait des larmes à l'Emirates Stadium. Des joueurs à genoux sur la pelouse. Des supporters qui ne voulaient plus partir. Et au milieu du chaos, un homme debout, les bras ouverts vers le ciel, qui réalisait enfin ce pour quoi il avait tout sacrifié depuis cinq ans.

Mikel Arteta est champion d'Angleterre.
Et avec lui, Arsenal — 140 ans d'histoire, 14 titres nationaux, et une ville entière qui attendait depuis 2004 — a remis la main sur la Premier League dans des circonstances à peine croyables.
Mais le plus fou dans cette histoire n'est pas là. Le plus fou, c'est que ce n'est peut-être pas encore le sommet.
Dans sept jours, le samedi 30 mai, Arsenal affronte le Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des Champions à Budapest.
Le doublé est possible. Et si Arsenal le réalise, ce sera l'une des saisons les plus grandes de l'histoire du football anglais.
Le jour où Manchester City a rendu les armes
Le scénario était simple, cruel et parfaitement shakespearien.
Arsenal avait fait sa part du travail plus tôt dans la journée, s'imposant 1-0 contre Burnley avec la rigueur d'une équipe qui sait ce qu'elle veut. Résultat propre. Solide. Professionnel. Puis il n'y avait plus qu'à attendre.
À Bournemouth, Manchester City — le géant blessé, le tenant du titre — devait gagner pour maintenir le suspense jusqu'à la dernière journée. Mais City, décidément fantôme de lui-même depuis des semaines, n'a pu faire mieux qu'un match nul 1-1. Le coup de sifflet final à la Vitality Stadium a déclenché l'explosion à Londres.
Arsenal est champion. Pour la première fois depuis 2004.
Arteta : la patience récompensée
Pour comprendre ce titre, il faut remonter à l'automne 2019. Mikel Arteta, alors assistant de Pep Guardiola à City, accepte un défi que beaucoup jugent suicidaire : reprendre en main un Arsenal en lambeaux, huitième de Premier League, sans âme et sans projet.
Ce qui a suivi est l'une des reconstructions les plus méthodiques du football européen.
Arteta a tout repris à zéro. La culture du travail, les recrues, l'identité de jeu, la mentalité. Trois saisons consécutives de vice-champion — 2023, 2024, 2025 — qui auraient brisé n'importe quel entraîneur. Mais le Basque n'a jamais vacillé.
Cette saison 2025-2026 est sa réponse à tous ceux qui doutaient. 25 victoires, 7 nuls, 5 défaites en 37 matchs. Un bilan de dominateur, pas d'équipe qui court après le titre. Arsenal n'a pas attendu que City s'effondre — il a construit son empire match après match, semaine après semaine.
"Ce titre n'est pas pour moi. Il est pour chaque personne qui a cru en ce projet quand personne d'autre n'y croyait," a déclaré Arteta après la confirmation du sacre.
Un parcours européen sans faute
En Ligue des Champions, Arsenal a été tout aussi impressionnant.
La phase de ligues ? Parfaite. Six victoires, six matchs, 24 points sur 24. Aucune équipe n'avait réalisé un tel parcours depuis plusieurs saisons. Puis vinrent les éliminations directes : Bayer Leverkusen, Sporting CP, Atlético Madrid — trois adversaires solides, trois victoires qui ont montré qu'Arsenal pouvait dominer l'Europe entière.
En face, le PSG a suivi un chemin différent, mais tout aussi exigeant : Monaco en barrages, puis Chelsea, Liverpool et — le plus beau des trophées — le Bayern Munich en demi-finales. Luis Enrique a construit un Paris insaisissable, porté par une attaque capable de tout détruire en vingt minutes.
Budapest, le 30 mai, 18h00 : le choc des ambitions
La Puskás Aréna de Budapest accueillera samedi prochain le match le plus attendu de la décennie footballistique européenne.
D'un côté, Arsenal — qui n'a jamais remporté la Ligue des Champions. Le seul grand trophée manquant à une armoire déjà bien garnie. Leur seule finale européenne remonte à 2006 contre Barcelone, perdue 2-1 après avoir joué presque toute la rencontre à dix. Vingt ans de frustration à effacer.
De l'autre, le PSG — tenant du titre et favori des bookmakers. Les Parisiens veulent rejoindre le Real Madrid dans le cercle très fermé des clubs capables de conserver la coupe aux grandes oreilles. Luis Enrique, architecte d'un PSG enfin collectif et solide, ne dissimule pas son ambition : entrer dans la légende.
L'heure inhabituelle — 18h00 au lieu de 21h00 — surprend. Une décision de l'UEFA pour des raisons de diffusion mondiale qui ne manquera pas de faire parler. Mais pour les supporters des deux clubs, peu importe l'heure. Ce match est celui d'une génération.
Ce que ce titre signifie pour l'Angleterre
Arsenal champion, c'est aussi la fin d'une ère.
Pendant dix ans, la Premier League a appartenu à Manchester City et à la machine Guardiola. La domination était totale, presque écrasante, parfois décourageante pour les autres clubs. Arteta, l'ancien disciple, a fini par renverser le maître.
C'est un symbole fort. Et pour les supporters des Gunners — qui ont connu les années difficiles post-Wenger, les désillusions répétées, les saisons tronquées — ce titre a une saveur particulière. Celle de la patience enfin récompensée.
Le doublé : une montagne qui n'a jamais été gravie par Arsenal
Si Arsenal bat le PSG le 30 mai, le club londonien réaliserait quelque chose qu'il n'a jamais accompli dans toute son histoire : le doublé Premier League - Ligue des Champions.
Une montagne. La plus haute du football de club. Seuls quatre clubs anglais l'ont un jour gravie : Manchester United en 1999, Chelsea en 2012, Liverpool en 2019. Arsenal serait le cinquième.
Et Arteta, le petit entraîneur que personne ne voulait vraiment, deviendrait l'entraîneur le plus titré de l'histoire récente du club.
À Budapest, dans sept jours, une page d'histoire s'écrira. La question est seulement de savoir de quelle couleur elle sera.
Arsenal - PSG. Samedi 30 mai 2026. Puskás Aréna, Budapest. 18h00.
Rendez-vous sur Akondanews pour la preview, l'analyse et le live de la finale.
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