Éthiopie : les combats s’intensifient au Tigré et s’étendent vers l’Afar
Les combats se sont intensifiés dans le nord de l’Éthiopie, opposant les forces fédérales aux combattants liés au Front populaire de libération du Tigré (TPLF), notamment dans les zones frontalières entre le Tigré et l’Afar, faisant craindre une nouvelle extension du conflit.

Des affrontements ont été signalés notamment autour d’Abala et d’Erebti, dans la région Afar. Les autorités tigréennes affirment agir en riposte à une offensive des forces fédérales, tandis que des sources dans l’Afar accusent les forces tigréennes d’avoir lancé des attaques sur plusieurs localités. Des combats ont également été signalés dans d’autres secteurs du nord du pays.
Cette nouvelle escalade intervient après la prise de contrôle, mercredi, des aéroports de Mekele, Axoum et Shire par les forces tigréennes. Le TPLF affirme désormais être engagé dans une guerre ouverte avec le gouvernement fédéral.
Dans ce contexte, le général-major Gebre Adhana, ancien commissaire de la police régionale du Tigré et ancien haut responsable du renseignement et des opérations militaires, a annoncé son ralliement au gouvernement fédéral, selon les autorités éthiopiennes.
La reprise des hostilités intervient près de quatre ans après l’accord de cessation permanente des hostilités signé à Pretoria en novembre 2022. L’Union africaine considère cet accord comme le cadre de référence pour le règlement du conflit.
Face à l’escalade, l’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne et l’IGAD appellent les parties à cesser les hostilités, à protéger les civils et à reprendre rapidement le dialogue. L’ONU redoute notamment un conflit plus vaste aux conséquences humanitaires majeures.
La situation fait également craindre une propagation des violences à d’autres régions de l’Éthiopie et, potentiellement, une déstabilisation plus large de la Corne de l’Afrique.
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