ONU : Donald Trump s’en prend à la Cour Pénale Internationale et appelle le États à quitter la CPI
Le président américain Donald Trump a vivement critiqué mercredi la Cour pénale internationale (CPI) lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, appelant les États parties à se retirer de cette juridiction qu’il accuse notamment d’être « hors de contrôle » et « anti-américaine ».

Prenant la parole dans le cadre du débat général de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale, M. Trump a dénoncé le fonctionnement de la CPI et contesté sa capacité à exercer une quelconque autorité sur des ressortissants américains.
Le président américain a notamment déclaré que les États-Unis ne permettraient pas que leurs militaires soient soumis à ce qu’il a qualifié de « procès-spectacles », selon les éléments rapportés de son intervention.
Donald Trump a également exhorté les pays membres de la CPI à quitter « immédiatement » la juridiction, dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et la Cour.
La CPI est une juridiction internationale permanente chargée de poursuivre des personnes pour les crimes les plus graves, notamment le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression. Sa compétence repose principalement sur le Statut de Rome et s’exerce dans les conditions prévues par ce traité.
Les États-Unis, qui ont participé aux négociations ayant conduit à l’adoption du Statut de Rome, ne sont pas un État partie à ce traité. La CPI rappelle elle-même que Washington n’est pas membre de la Cour et ne contribue pas à son budget.
La sortie de Donald Trump intervient alors que son administration mène une politique de pression contre la CPI, notamment à travers des mesures visant des responsables de la juridiction. Washington conteste depuis plusieurs années la compétence de la Cour lorsqu’elle concerne des ressortissants américains.
Le différend illustre ainsi les tensions persistantes entre les États-Unis et une juridiction internationale dont le mandat est fondé sur la coopération des États parties. La CPI compte aujourd’hui 125 États parties au Statut de Rome, tandis que les États-Unis restent en dehors de ce dispositif.
Le débat intervient dans le cadre d’une semaine de haut niveau marquée par les interventions des dirigeants mondiaux à l’ONU. La 81ᵉ session de l’Assemblée générale s’est ouverte le 8 septembre 2026, sous la présidence du diplomate bangladais Khalilur Rahman.
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