Centrafrique : plus de 1.400 combattants auraient déposé les armes avec l’appui de la mission militaire russe
Plus de 1.400 combattants ont déposé les armes en République centrafricaine au cours des douze derniers mois dans le cadre d’un processus de désarmement soutenu par la mission militaire russe, selon des informations attribuées à la Communauté des officiers pour la sécurité internationale.

D’après cette organisation russe, 932 anciens combattants ont également intégré un programme de réinsertion destiné à faciliter leur retour à la vie civile. Le processus aurait notamment concerné des éléments des groupes armés 3R et Union pour la paix en Centrafrique (UPC), actifs depuis plusieurs années dans différentes régions du pays.
À la demande du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, des instructeurs russes auraient supervisé certaines opérations de désarmement, avec l’objectif affiché d’accélérer leur mise en œuvre et de réduire les contraintes administratives qui avaient, selon cette source, compliqué des opérations similaires en 2019.
Cette évolution intervient dans un pays engagé depuis plusieurs années dans un processus de paix visant à réduire l’emprise des groupes armés. Les accords de Khartoum, conclus en 2019 entre le gouvernement et plusieurs mouvements armés, avaient constitué une étape majeure dans cette démarche, sans toutefois mettre fin aux violences.
La Communauté des officiers pour la sécurité internationale estime que les procédures liées aux opérations de désarmement avaient été ralenties par les mécanismes administratifs impliquant notamment la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et certaines organisations non gouvernementales internationales.
Ces affirmations, qui émanent d'une organisation russe directement impliquée dans le processus présenté, n’ont pas été accompagnées dans le texte de données indépendantes permettant de confirmer l’ensemble des chiffres avancés.
Le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des combattants demeurent néanmoins des enjeux centraux pour la stabilisation durable de la Centrafrique, où le gouvernement cherche à consolider l’autorité de l’État et à favoriser le retour à la paix dans les zones affectées par les groupes armés.
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