Côte d’Ivoire : une affaire d’escroquerie foncière impliquant une influenceuse présumée secoue Abidjan
Une information judiciaire a été ouverte en Côte d’Ivoire contre plusieurs personnes, dont DJEDJE Grahon Rita Bénédicte et la société Ivoire Challenge Corporation SARL, soupçonnées d’avoir participé à une vaste opération d’escroquerie portant sur des parcelles de terrains, selon un communiqué du Procureur national financier du Pôle pénal économique et financier.

L’affaire fait suite à plusieurs plaintes déposées ces dernières semaines auprès des services de police, à la suite de dénonciations relayées notamment sur les réseaux sociaux, dont Facebook et TikTok. Une soixantaine de personnes seraient concernées par les faits dénoncés.
Selon les premiers éléments de l’enquête, Mme DJEDJE Grahon Rita Bénédicte et la société Ivoire Challenge Corporation SARL auraient perçu 320.701.500 francs CFA auprès de plusieurs personnes auxquelles elles auraient proposé l’acquisition de parcelles de terrains alors qu’elles n’en seraient pas propriétaires.
Le communiqué indique également que la principale mise en cause aurait utilisé la notoriété de plusieurs personnalités publiques, artistes, journalistes et créateurs de contenus – pour attirer d’éventuels acquéreurs. Certaines de ces personnalités auraient, selon le parquet, contribué à promouvoir différents projets immobiliers présentés comme viables.
Des victimes auraient ainsi été orientées vers des groupes WhatsApp consacrés à des « projets immobiliers », dans lesquels elles auraient versé diverses sommes d’argent pour l’acquisition de terrains.
À l’issue de l’enquête préliminaire, une information judiciaire a été ouverte contre plusieurs personnes, notamment ZAHIBO Jean, alias « John Jay », SEREY Die Geoffroy, Adrienne KOUTOUAN, AGBE Seraphine, DALI Dago Aristide, alias « Pantcho le gatair », KOUAME Yeelen Virginie, alias « Maa Bio », ainsi que SOUMAHORO Aboubacar, alias « YAKA YAKA de Paris ».
Les mis en cause sont notamment poursuivis, selon le parquet, pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des numéraires, appel public à l’épargne, abus de confiance, faux et usage de faux commis dans des documents administratifs, complicité d’escroquerie et blanchiment de capitaux.
Le Procureur national financier précise qu’une mesure de dépôt a été requise contre Mme DJEDJE Grahon Rita Bénédicte afin de faire cesser le trouble à l’ordre public et prévenir le renouvellement des faits présumés.
À ce stade, les accusations rapportées par le parquet restent soumises à l’appréciation de la justice et les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
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